Résumés de quelques œuvres littéraires au programme des classes de Troisième, première et Terminale.

Résumés de quelques œuvres littéraires au programme des classes de Troisième, première et Terminale.

Pour ces rentrées scolaires, ton site te propose des résumés de quelques œuvres littéraires au programme des classes de 3ème, première et terminale pour que tu puisses t'en imprégner et ainsi mieux appréhender les cours de français.

Résumé des Œuvres par genre.

Classe de 3ème : Andromaque [Jean Racine], tragédie (Théâtre) en cinq actes et en vers, créée par la troupe de l’Hôtel de Bourgogne, devant la cour, le 17 novembre 1667, et publiée en janvier 1668.

L’action d’Andromaque se situe après la légendaire guerre de Troie, remportée par les Grecs. Le fils d’Achille, le Grec Pyrrhus, est tombé amoureux de sa captive Andromaque, la veuve du Troyen Hector. Il est lui-même l’objet de la passion d’Hermione, qu’Oreste, de son côté, aime d’un amour fou. Andromaque est partagée entre sa fidélité à la mémoire de son mari et son désir de sauver son fils, également prisonnier. Soumise aux pressions de Pyrrhus, elle finit par accepter de l’épouser. Hermione demande alors à Oreste de lui prouver son amour en assassinant Pyrrhus. Peu après l’accomplissement du meurtre, il apprend le suicide d’Hermione, désespérée, et sombre dans la folie.

Andromaque est la troisième pièce écrite par Jean Racine, qui est alors âgé de vingt-huit ans. Mais après la Thébaïde et Alexandre le Grand, c’est la première tragédie dans laquelle l’auteur dramatique, abandonnant le registre romanesque à la mode, affirme son originalité. Il renouvelle le schéma traditionnel des amours incomprises, les transformant en instrument de la fatalité. Les sentiments sont décalés. Les couples ne parviennent pas à se constituer de façon harmonieuse, la passion n’étant pas partagée : chacun aime qui ne l’aime pas et est aimé par qui il n’aime pas. L’incompréhension est totale, irrémédiable, et produit une aliénation insupportable, porteuse de mort.

Classe de Première : « Bel-Ami », roman de Guy de Maupassant, publié en 1885.

Plus connu pour ses nouvelles, Maupassant n’en a pas moins été l’héritier de celui qu’il considérait comme son maître, Gustave Flaubert. Ainsi, par son souffle, son rythme vif, qui épouse l’ascension sociale fulgurante du héros (Georges Duroy), le roman Bel-Ami est un ouvrage essentiel de la littérature de la seconde moitié du XIXe siècle.

Ancien hussard devenu modeste employé, Duroy vivote. La rencontre fortuite d’un ancien camarade, Charles Forestier, journaliste influent, mais aussi ses dons de séducteur totalement dénué de scrupules, vont permettre à Duroy de devenir en quelques années un journaliste en vue puis un homme clé de la vie politique et économique parisienne. Roman de l’ambition, Bel-Ami permet surtout à Maupassant de dresser un tableau sans concession de la société de l’époque, et de dénoncer en particulier la collusion qui règne entre les milieux du journalisme et ceux de la politique. Tout y est jeu d’intérêts et intrigues, mais c’est surtout un monde borné et hypocrite qui apparaît. Révéler la médiocrité de ce petit monde ignorant de sa propre tragédie en lui opposant l’éclair fulgurant d’une réussite individuelle, tel est le pari tenu de Bel-Ami. Dans des décors qu’il sait varier à l’infini, Maupassant laisse une grande place aux jeux de la séduction. Bel homme, Duroy séduit et utilise sans scrupules les femmes pour parvenir à ses fins. Mais il n’aurait pas pu atteindre de tels sommets s’il n’avait lui-même été guidé par l’intelligence d’une femme, Madeleine Forestier, la femme de son ami. Ainsi, pour Maupassant, sans la froideur d’une intelligence calculatrice, le charme et la sensualité ne sont d’aucun pouvoir et la réussite sociale n’est possible que si l’on a fait son deuil d’une vie idéale dans laquelle l’amour et la vérité pourraient ne faire qu’un.

Classe de Terminale : « Alcools », recueil de poèmes de Guillaume Apollinaire, publié en 1913. Paru aux éditions du Mercure de France en 1913, mais élaboré sur une période de quatorze ans (de 1898 à 1912), Alcools constitue l’œuvre poétique la plus novatrice du début du xxe siècle.

Si la composition définitive du recueil ne suit en rien l’ordre d’écriture des poèmes, chaque ensemble de poèmes à l’intérieur du recueil est directement lié à certains épisodes de la vie du poète ; voyages à travers l’Europe, aventures amoureuses, élans et déceptions, ce sont ainsi les tourments d’une vie qui se donnent à lire dans ces vers.

« Zone », le poème d’ouverture, écrit en 1912, rassemble à lui seul des éléments épars de la vie d’Apollinaire, mais il montre surtout combien la poésie, sous la plume du premier apologiste de la peinture cubiste, a réussi à se libérer du symbolisme. En effet, de la même manière que le collage cubiste fait entrer dans le tableau des éléments concrets  une feuille de journal, par exemple, Apollinaire, lorsqu’il écrit : « Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut. Voilà la poésie ce matin [...] », fait entrer le réel et la vie quotidienne dans la poésie. La tonalité mélancolique d’Alcools est au diapason des amours du poète : malheureuses. Mais elle féconde aussi ce rythme puissant et triste qui fait dire au poète dans « le Pont Mirabeau » : « Comme la vie est lente et comme l’espérance est violente ». Si l’absence de ponctuation dans Alcools est le corollaire de cette importance particulière accordée au rythme, elle aura été, pour le surréalisme en particulier, une porte entrouverte sur une liberté créatrice par-delà toute limite.

Nkoyo Franck Jaures

Étudiant en licence II Anthropologie à l’université de Yaoundé Ngoa Ekélé et pigiste reporter dans le site web 100%jeune Cameroun.