Santé: l’espoir d’un test plus rapide et moins couteux pour la drépanocytose

Santé: l’espoir d’un test plus rapide et moins couteux pour la drépanocytose

Trois chercheurs africains du Togo, Mali et de la République Démocratique du Congo ont présenté des résultats d’étude pour un test rapide de la drépanocytose lors du congrès mondial sur la drépanocytose qui s’est tenu du 21 au 24 février 2017 en Inde.

Selon les résultats de l’étude réalisée sur les 2666 cas par les trois chercheurs en collaboration avec la fondation Pierre Fabre, engagée dans ce combat, un test rapide pourrait révolutionner le diagnostic de la drépanocytose en Afrique. Le Drépatest, comme il est communément appelé a été développé par un laboratoire américain, mais les scientifiques africains ont voulu vérifier son efficacité en Afrique, dans des conditions climatiques différentes de celles dans lesquelles le test a été mis au point.

« En prélevant une goutte de sang, on peut savoir en deux minutes si le patient est drépanocytaire ou non. Le test est aussi fiable que les techniques de référence comme l’électrophorèse et beaucoup moins cher », confie Yvon Segbena. Dans des pays où le dépistage est freiné par les difficultés d’accès aux laboratoires d’analyses et par leurs coûts, cette technique pourrait révolutionner les dépistages.

La drépanocytose est une maladie génétique, héréditaire, caractérisée par une anomalie de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. L’hémoglobine sert à transporter l’oxygène et l’hémoglobine anormale de la drépanocytose (l’hémoglobine S) empêche les globules de remplir cette fonction. Pour qu’un enfant soit atteint par la drépanocytose, il faut que ses deux parents lui aient transmis le gène S : il est alors homozygote SS. En cas de transmission d’un seul gène S (patients hétérozygotes AS), l’enfant ne développera pas la maladie mais il risque de la transmettre à sa descendance.

Selon une récente étude, un camerounais sur 3 est porteuse du gène SS. Selon un rapport conjoint de la plateforme des associations contre la drépanocytose (Convergence Drépanocytose) et l’IECD, environ 2% de nouveau-nés sont drépanocytaires et 25 à 30% de la population camerounaise est susceptible de transmettre la maladie. D’où la mise sur pied de la prise en charge socio-sanitaire des drépanocytaires à travers le dépistage néonatal, le dépistage néonatal des nouveau-nés, la formation /recyclage du personnel de santé à la drépanocytose, la sensibilisation du grand public, le plaidoyer auprès des pouvoirs publics et le partage des bonnes pratiques au niveau régional.

Source : jeuneafrique.com ; crtv.cm ; leparisien.fr

Erica Emmanuelle Mengue

spécialisée en communication, équipe de rédaction du site