Quatre étudiants Ougandais créent une application qui dépiste le paludisme

Quatre étudiants Ougandais créent une application qui dépiste le paludisme

"Matibabu", en Swahili traitement, est une application développée par Josiah Kavuma, Simon Lubambo, Joshua Businge et Brian Gitta qui permet de diagnostiquer le paludisme sans besoin de prise de sang, sans piqûre, sans microscope et sans passer par un laboratoire médical.

Cet appareil permet une avancée non-négligeable dans la lutte contre le paludisme en facilitant son dépistage. Le principe est simple, le patient introduit son index dans le « Matiscope », un détecteur à infrarouges branché à un smartphone. Matibabu utilise les émissions infrarouges pour pénétrer la peau et détecter les globules rouges. L’opération n’a pas la précision de l’analyse microscopique qui permet de déterminer non seulement la présence du parasite qui cause le paludisme (le plasmodium), mais aussi le genre et le nombre de parasites. Mais grâce au matiscope, l’application est capable néanmoins de détecter les globules rouges infectés qui ont une forme et une structure chimique différentes des globules rouges normaux. Matibabu analyse les données transmises par le matiscope et affiche le diagnostic en quelques secondes. L’opération ne nécessite pas la présence d’un technicien de laboratoire. Les résultats sont directement stockés sur le serveur en ligne Skydrive et peuvent être transmis rapidement à des professionnels médicaux.

Cette invention représente une avancée considérable pour la lutte contre le paludisme. Elle a d’ailleurs remporté en juillet 2018 le Prix africain de l’innovation en génie, d’une valeur de 33 000 dollars soit environ 16 500 000 frs CFA.

L’application devrait arriver sur le marché d’ici deux ans, prévoit l’un des créateurs. Elle sera gratuite, mais le matiscope coûtera entre 20 et 35 dollars, soit 10 000 à 17 500 une somme importante pour beaucoup d’africains.

Source : jeune Afrique

La rédaction

Article réalisé par l'équipe de rédaction du site web www.reglo.org.