Minks se livre : « Je ne tire pas seulement sur les filles »

Minks se livre : « Je ne tire pas seulement sur les filles »

De passage dans la cité capitale du Cameroun pour une série de spectacles, l’artiste-rappeur Minks s’est confié au micro de 100%Jeune. Il nous parle de drogues et d’alcool, mais surtout, il nous dévoile tout sur « le gars-là est laid ».

Le succès : « le gars-là est laid »?

En réalité, mon équipe et moi avions plutôt « misé » sur d’autres sons. « Le gars-là est laid » n’était pas notre préféré. La diffusion rapide de ce single sur les réseaux sociaux et le buzz qu’il a créé a réellement été une surprise. C’est ce succès qui nous a, en quelque sorte, motivé à le diffuser officiellement.

« Le gars-là est laid » : le message ?

Il s’agit d’une histoire que j’ai réellement vécue. Je voulais donc exprimer la  frustration que j’ai ressenti après cette déception amoureuse. Pour écrire mes textes, je m’inspire de mon quotidien. le  message ici est que pour digérer une rupture sentimentale, il faut prendre les choses de manière « fun », comme cela est présenté dans la chanson.

Une « dent » contre les filles, principales « vedettes » de tes chansons ?

N’allez pas croire que je le fais, parce que j’ai été trop déçu par les filles. Loin de là ! Mais, comme dit un adage, « qui aime bien, châtie bien ». Les filles posent beaucoup d’actes péjoratifs que j’adresse dans mes « sons ». Par exemple, le phénomène de la dépigmentation dans le titre « panthères », et  leur matérialisme dans « sponsor ». Mais les garçons ne sont pas en reste avec « le number de ma nga » et « gigolo », le titre seul est révélateur de ce phénomène très connu, et qui s’accroit de nos jours. Cependant, parmi les chansons de mes deux albums déjà sur le marché (« ivoire noir » sorti en 2013, et «  tranche de vie » sorti le 11 octobre 2016), sont les sons dans lesquels je parle des filles qui cartonnent, lol.

Le choix de communiquer dans un langage familier, mêlé de « camfranglais » ?

A la base, ce n’était pas mon style de « rap ». Avant, j’étais dans une tendance « rap français ». Mais les fans dans leurs critiques, bien qu’ils apprécient ce style occidental, me demandaient de chanter dans un style où les jeunes camerounais se reconnaitraient facilement. Rien de mieux donc, que le « Camfranglais ». Après le succès de « panthères », j’ai donc décidé d’arrêter de faire comme les rappeurs de Paname. En outre, contrairement à certaines critiques, je répondrais que le « kwata style » est celui qui marche. Stanley Enow et Franko en sont des exemples. Ce style musical s’exporte même déjà. Ce qui  prouve que, quel que soit le style, la musique n’a pas de frontières.

Certains artistes consomment de la drogue pour avoir de l’inspiration. Toi quel est ton secret ?

Moi, je suis « clean ». Je n’ai pas besoin d’alcool, ni de substances illicites, pour trouver mon inspiration ou pour surmonter le stress de la scène. En tant que fervent croyant, je ne peux pas faire ce genre de chose. Mon inspiration et la force de monter sur scène me viennent des grâces divines. La consommation des drogues ou de l’alcool peut t’empêcher d’être suffisamment lucide dans ton esprit. Conséquence, tu peux oublier les paroles de tes chansons et poser des gestes incontrôlés sur la scène. Chez certains même, ces drogues peuvent occasionner des malaises. Je déconseille fortement à ces jeunes qui veulent faire de la musique comme moi, de se livrer à la consommation de ces produits. Ce qui est valable même dans le cadre des études ou du sport.

Manga joel

passionné d'écriture, reporter pigiste au magazine 100% Jeune et au site reglo.org.