Lutte contre le VIH/Sida au Cameroun: Prise en charge des orphelins et enfants vulnérables du VIH/Sida

Lutte contre le VIH/Sida au Cameroun: Prise en charge des orphelins et enfants vulnérables du VIH/Sida

Devenus orphelins à la perte d’un ou des deux parents à cause du VIH/Sida, les enfants affectés et/ou infectés par cette pandémie sont parmi les plus vulnérables et ont besoin de plus d’encadrement.

Arnaud, 14 ans et orphelin depuis l’âge de 5 ans se confie : « La perte de mes parents a mis un grand vide dans ma vie et tous les jours, je remercie Dieu de m’avoir trouvé une famille d’accueil et où je vis dans un parfait encadrement ». Tout comme lui, plusieurs enfants de son âge sont confrontés à cette situation. Selon le Dr. Colince Ngouana, Médecin généraliste à l’hôpital Catholique de Douala/Logpom : « Tout est planifié pour que tous ces enfants bénéficient d’une véritable  prise en charge allant des partenaires de projets jusqu’aux Formations sanitaires (FOSA) disposant des Unités de prises en charge (UPEC) et des Organisations à Base Communautaires (OBC). L’appui ici se fait sur tous les plans avec un accent sur l’aspect clinique et psychosocial de ces enfants. Les Orphelins et enfants vulnérables (OEV) sont de nos jours, l’une des préoccupations premières de la riposte au VIH/Sida ».

De plus, l’Unicef Cameroun, en collaboration avec la coopération française et l’Unicef France, développe un large programme de prise en charge pour ces enfants affectés et infectés par le VIH/Sida avec pour objectif principal: assurer aux familles touchées par le VIH/sida, l’accès durable aux services essentiels (santé, alimentation, école, justice, soutien psychologique). En s’appuyant sur un réseau d’associations locales bien implantées dans trois grandes villes du pays, Douala, Bamenda et Ngaoundéré, les activités de l’Unicef visent la prise en charge de plus de 6000 enfants identifiés comme les plus vulnérables. Dans le cadre de ce même programme, les enfants reçoivent d’abord un ensemble de produits et services essentiels pour leur santé (moustiquaire imprégnée, déparasitage, vaccination, doses de vitamine A) et pour leur protection (les associations s’assurent que les enfants sont bien enregistrés à l’état civil, afin, entre autre, qu’ils ne soient pas spoliés de leur héritage). Grâce à ces associations engagées, les enfants bénéficient de visites régulières de volontaires afin d’identifier leurs besoins, les situations les plus problématiques et de les aiguiller vers les services sociaux compétents.

Ainsi, des accords ont été signés avec les centres de santé afin d’assurer un accès gratuit des orphelins et des enfants vulnérables pour les soins et les médicaments essentiels. Dans la même optique, des accords sont passés avec certaines écoles publiques pour scolariser à moindres frais les enfants coupés du système éducatif.

Réalisé par Franck Jaures Nkoyo avec l’appui du Dr. Colince Ngouana, Médecin Généraliste à l’hôpital Catholique de Douala/Logpom.

Source : https://www.unicef.fr

Nkoyo Franck Jaures

Étudiant en licence II Anthropologie à l’université de Yaoundé Ngoa Ekélé et pigiste reporter dans le site web 100%jeune Cameroun.