Le langage des pertes blanches

Le langage des pertes blanches

Compagnon de la femme durant toute sa période hormonale,  cet écoulement vaginal bien que naturel, en dit long sur notre santé intime.

Encore appelées leucorrhées, les pertes blanches sont des sécrétions naturelles produites par le vagin et l’utérus. Elles sont composées de glaire cervicale ; substance visqueuse expulsée par le col de l’utérus. Leur utilité dans l’organisme reste mal connue et pourtant, c’est grâce à ce mucus cervical que les spermatozoïdes peuvent « monter » vers l’ovule durant l’ovulation. Plus encore, elles assurent l’équilibre de la flore vaginale en gardant le vagin humide pour se protéger des attaques extérieures en lui permettant de s’auto nettoyer.

Les éléments de langage des pertes blanches sont la couleur, l’odeur, la texture et la quantité. Normales, elles sont blanches ou jaunes clair, un peu laiteuses, et sont généralement inodores. Eh bien si tes pertes blanches ne regroupent pas ces caractéristiques et sont en revanche  jaunâtres, verdâtres, malodorantes, particulièrement épaisses, collantes et accompagnées de démangeaisons ou de brûlures, c’est là les signes d’alarme d’une infection.

En effet, lorsque l'équilibre vaginal est perturbé soit par un virus, une bactérie, un champignon ou un microbe, cela affecte immédiatement l’aspect des pertes blanches. Le moindre changement de cette sécrétion doit donc être considéré comme une alerte. Dans ce cas, il faut consulter ton gynécologue afin d’avoir un avis médical et un traitement adapté.

Cependant, les modifications hormonales entrainées par une grossesse, l’ovulation ainsi que par des traitements hormonaux ou antibiotiques peuvent également altérer l’aspect des pertes blanches.

Notons qu’une bonne hygiène intime accompagnée des sous-vêtements et protection hygiéniques appropriées peuvent permettre de prévenir les problèmes liés aux pertes blanches.

Vanessa NGONO, avec la collaboration du Dr Aïcha PEMI, gynécologue à l’Hôpital Central de Yaoundé

Ngono Vanessa

Etudiante en master II à l'université de Yaoundé I