Multi partenariat : Tous les moyens sont bons !

Malgré les efforts d'éducation à la santé, les jeunes continuent d'adopter des comportements sexuels à risques, susceptibles d'avoir des répercussions importantes sur leur santé. Pour eux, tous les moyens sont possibles, y compris entretenir des rapports sexuels avec plusieurs partenaires.

Le multi-partenariat est le fait d’avoir plus d’un partenaire sexuel et cette activité est le quotidien des jeunes de nos jours. Selon l'Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 5) du Cameroun, le multipartenariat sexuel est une pratique déclarée par 24% des jeunes, bien que cette pratique semble accroître le risque d'exposition au VIH/Sida et aux grossesses non désirées. Lorsque pour certains, les raisons sont la pauvreté, le manque d'argent pour subvenir à leurs besoins, pour d'autres, la recherche du plaisir et des nouvelles sensations encore plus intenses sont évoquées.

Les jeunes ne respectent plus leur intimité et les expressions telles que « mon amour », « ma chérie », « mon bb », « ma reine » n’ont réellement plus leur sens aujourd’hui. A chaque jeune ses raisons. Romain, étudiant à l’université de Douala affirme : « la plupart des jeunes se lancent dans le multi partenariat juste pour le plaisir d’avoir plusieurs partenaires et acquérir de l’expérience sexuelle ». Colette quant à elle déclare : « J’ai plus de quatre partenaires sexuels et j’ai eu la chance de rencontrer des hommes qui peuvent m’aider à financer mes études et à prendre soin de moi sur tous les plans ». Comme Romain et Colette, plusieurs autres jeunes ont leurs raisons et se laissent emporter par les griffes de la tentation et s’exposent ainsi aux Infections sexuellement transmissibles, au VIH/Sida et aux grossesses non désirées.

Selon le Dr. Jean Jacques Nkuetche Ovambe, Médecin Généraliste à Akom 2 sur la route d’Ebolowa et Kribi : « Les jeunes ont fait du multipartenariat leur activité favorite. Raison pour laquelle, ils entretiennent des relations et rapports sexuels strictement fondés sur des intérêts financiers. Certes, les temps sont durs, mais les jeunes doivent faire la part des choses pour leur avenir. Nous devons donc aider et apprendre à ces jeunes sexuellement actifs à vivre avec un seul partenaire et pour ceux qui ne le sont pas encore, repousser le plus longtemps possible leur premier rapport sexuel. Aussi, le multipartenariat est une porte-ouverte aux infections sexuellement transmissibles et au VIH/Sida ».

Franck Jaures Nkoyo avec l’appui du Dr. Jean Jacques Nkuetche Ovambe, Médecin Généraliste à Akom 2 sur la route d’Ebolowa et Kribi



Franck Jaures Nkoyo

Étudiant en licence II Anthropologie à l’université de Yaoundé Ngoa Ekélé et pigiste reporter dans le site web 100%jeune Cameroun.